đź’—Ne pas en faire une affaire personnelle :đź’—

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J’aimerais revenir sur un des accords Toltèques que je trouve très intĂ©ressant: « ne pas en faire une affaire personnelle ».

En effet, nous avons la fâcheuse tendance Ă  tout prendre pour nous, Ă  tout ramener Ă  nous, et ce, mĂŞme lorsque cela ne nous concerne pas directement. Nous nous sentons facilement meurtris, blessĂ©s, agressĂ©s dans les situations que nous traversons, alors qu’en gĂ©nĂ©ral notre « personne » n’a rien Ă  voir avec la situation en question.

En rĂ©alitĂ©, lors d’une « altercation » notre ĂŞtre n’est pour rien dans le conflit, l’autre ne nous vise pas en particulier, mais essaie de rĂ©gler des comptes avec une partie de lui mĂŞme.

Don Miguel Ruiz résume très bien cela dans cette phrase : « je suis seulement responsable de ce que je dis, je ne suis pas responsable de ce que vous entendez ».

Par exemple, il m’est arrivĂ© un jour de parler du principe de la rĂ©incarnation avec une personne totalement opposĂ©e Ă  cette croyance. Cette personne m’a rĂ©torquĂ©e que la rĂ©incarnation Ă©tait une ineptie, mais surtout que c’Ă©tait dangereux de croire en de telles choses, car cela pouvait pousser l’Homme a faire n’importe quoi puisqu’il aurait d’autres « essais », d’autres vies. Bien que cette personne s’avĂ©rait de plus en plus Ă©nervĂ©e, cela n’Ă©tait pas une attaque contre moi, contre mon ĂŞtre, ce que JE SUIS, mais envers une croyance qui lui faisait peur et qu’elle ne comprenait pas. Et comme je ne partageais pas son point de vue, cette personne se montrait de plus en plus agressive.

Nous sommes les seuls Ă  pouvoir dĂ©cider qu’une attitude nous affecte ou non, alors si nous dĂ©cidons qu’une personne nous blesse, que son attaque nous touche,c’est notre choix, et dans ce cas nous pouvons dĂ©cider d’entrer dans une bataille Ă©gotique oĂą chacun imposera Ă  l’autre sa VĂ©ritĂ©, mais il s’avère bien plus efficace de ne pas en faire une affaire personnelle en prenant conscience que l’autre ne s’attaque pas vĂ©ritablement Ă  ce que nous sommes, mais Ă  quelque chose qui lui fait peur, car seule la peur divise. Dans mon exemple, la personne s’est simplement sentie dĂ©stabilisĂ©e que je ne partage pas sa VĂ©ritĂ©. Mais finalement cela n’engage qu’elle, tout comme ma croyance n’engage que moi.

Ainsi, lors d’un conflit, lors d’une divergence de propos, lors d’un dispute, ce n’est pas notre personne qui est visĂ©e mais une croyance. Par ailleurs, si j’entre en conflit avec quelqu’un, si son attitude me froisse, si je suis en colère, c’est parce que son attitude touche une partie de moi, ceci est une indication d’une chose en moi non acceptĂ©e, refoulĂ©e, effacĂ©e, alors Ă  moi de comprendre pourquoi cela me touche autant et d’avancer. Il s’agit d’un effet miroir, l’autre devient notre miroir et il est parfois dĂ©sagrĂ©able de s’y regarder.

Lorsque l’on prend conscience de tout ça, que rien ne peut nous affecter sans notre accord, et surtout que notre ĂŞtre n’est jamais attaquĂ© car les seules batailles qui existent sont celles qui opposent un Homme et son ego, il devient plus simple de lâcher prise sur la vie, de ne plus se sentir offusquĂ©, agressĂ©, trahi, Ă©nervĂ©, blessĂ©…

Après tout, à qui a t-on des comptes à rendre à part nous même.